Ah, dit l'âne aux yeux de braise, où étais-tu hier ? Je t'ai cherché un peu partout.
Bah, répond Marco Valdo M.I., j'ai été manifester; ça m'arrive assez fréquemment.
Et ça a été, ta manifestation ?, demande l'âne en levant le menton.
Pas mal, pas mal. Il y avait un soleil resplendissant, ce fut une belle promenade. Et une promenade dans cette petite ville de province où l'on n'avait plus manifesté depuis bien longtemps; en dehors de certaines manifestations locales. Là, les gens étaient venus de plus de cinquante kilomètres à la ronde. On y avait pas vu tant de monde (sauf pour les fêtes annuelles, mais c'est autre chose) .
Et comment c'était, je veux dire pour celui qui la voyait passer la manifestation ? , demande l'âne décidément très curieux.
Comme la ville est petite, ancienne et que donc les rues sont étroites, il y avait une sorte de long serpent très coloré qui se glissait comme il le pouvait dans le dédale local. Tu connais bien les habitudes dans les manifestations : il y a les rouges (nous), les verts, les bleus. Tout le monde avec des foulards, des casquettes, des vestes, des chemises, des ballons, des pancartes...
C'était bien aussi pour les bruits, les explosions, les chants, la musique. Crois-moi, malgré la gravité du sujet de mécontentent, ce fut festif et bonenfant. Une vraie, un grande fête !
Et encore, comme je t'ai dit, on n'a pas fait le plein, car la mobilisation était réduite ; il faut se demander ce qui se serait passé, si on avait fait une mobilisation générale. Pour te donner une idée, disons qu'on était entre 10 et 15 % de ce qu'on aurait pu mobiliser. A la grosse louche, on était une vingtaine de milliers; ça fait du monde. Imagine qu'on soit tous venus....
Au fait, dit l'âne en se frottant le menton sur le genou droit, c'était quoi votre truc. Pourquoi vous étiez si nombreux à vous rassembler ?
Écoute, Lucien, c'est un peu difficile à expliquer, mais pour dire, comment dire, on en a un peu marre de ce système où certains profitent odieusement des autres. Un peu comme les hommes profitent des ânes, tu sais, comme on leur fait porter toute la charge pour un peu de son ou même, pour rien, en leur faisant bouffer des chardons ou les herbes du bord du chemin. Et si t'es pas d'accord, comme pour vous les ânes, quand il n'y a plus de carottes, ils te mettent le bâton.
Ils font ça aux autres hommes, dit l'âne tout ébahi. Ben, ça alors ! Mais c'est de l'exploitation ! C'est scandaleux ! C'est ignoble!
Je ne te le fais pas dire, Lucien, mon ami. D'ailleurs, je suis plus ami avec toi, Lucien, qu'avec bien des humains.
Mais, dit Lucien, l'âne en se frottant le museau sur une pierre, puis en croquant un chardon en fleur, mais, si je comprends bien, vous commencez à vous défendre. Imagine, si nous les ânes, on arrivait à vingt mille dans les rues d'une ville... Dis-moi, comment ils expliquent que certains ont plus que d'autres ? Chez nous les ânes, ça irait vite. Ceux-là, des profiteurs, on les pousserait dans le fossé et on les piétinerait.
Oui, mais vous, vous êtes des ânes, tandis que nous... Enfin, bof, ils disent que chez les humains, c'est normal, que c'est la civilisation, que c'est la loi naturelle, que les choses ont toujours été ainsi, que certains ont plus de droits que d'autres, qu'ils sont plus malins, que leurs parents en avaient déjà... Mille raisons absurdes ! Et pour asseoir tout çà, ils ont des polices, des armées et ils font les lois; enfin, leurs lois. Ils donnent du travail à certains, ils chassent les autres, ils inventent des ennemis; bref, ils les font toutes. Et encore, je ne te dis pas ce qu'ils font aux humains d'Afrique ou d'Amérique du Sud ou d'Asie. Crois-moi, vaudrait mieux être des ânes.
D'accord, dit Lucien, l'âne aux dents jaunes et à la longue langue rose, t'as rien écrit là-dessus ?
Si, si. D'ailleurs, j'ai des amis suisses. Tu sais, Lucien, que j'ai des amis suisses.
Oh, oui ! dit l'âne tout souriant, moi aussi, j'ai des amis suisses et les Suisses sont des gens très calmes, très pondérés, qui expriment leurs idées avec prudence et qui font très attention à ce qu'ils disent. Oui, mais quoi, avec tes amis suisses ?
Et bien, figure-toi, mon cher Lucien, mes amis suisses, qui vivent dans un des pays les plus capitalistes (c'est le cœur des banques mondiales) et les plus libéraux du monde, connaissent particulièrement bien le libéralisme et le capitalisme, c'est-à-dire le système qu'on veut nous imposer et que de fait, on nous impose par les armes... Donc, mes amis suisses ont écrit un petit texte sur tout ça, pour dire comment ça se passe et ce qu'est ce fameux libéralisme, comme il fonctionne et ce qu'il fait et ce qu'il veut faire aux hommes et aux peuples de la terre. Ils disaient ça pour la Suisse et moi, je l'ai un peu adapté pour l'ensemble des pays et des peuples. Tu vas voir. Je l'ai intitulé : Le capitalisme, le libéralisme et la guerre sociale.
Le libéralisme, le capitalisme et la guerre sociale
On ne combattra pas le libéralisme seulement avec de bons sentiments et des injonctions morales. On ne le fera pas reculer par l’invocation de droits fondamentaux qui incarneraient une partie essentielle de la culture humaine. On ne résistera pas au libéralisme en rappelant l’intérêt bien compris de «notre» économie, l’apport des immigrés à la « richesse nationale » ou leur place dans un monde du travail où ils occupent les emplois dont personne ne veut.
On ne fera pas reculer le libéralisme à coups de référendums ou d’initiatives et encore moins en élisant des gens qui partagent le pouvoir étatique et mettent en œuvre (avec plus ou moins de mauvaise conscience et plus rarement encore de réticence) les politiques traditionnelles dans ce pays.
Toutes les forces qui demandent, au minimum, davantage de respect et de souci pour la personne humaine font un travail utile. Mais cela ne suffit pas. Il faut précipiter la rupture d'avec le libéralisme. Pour cela, les populations doivent trouver une aide organisationnelle, politique et culturelle pour identifier, faire reconnaître et défendre leurs intérêts. Les luttes quotidiennes doivent s’ancrer dans un travail de longue haleine pour construire une autre vision du monde, de la politique, de la communauté et de la transformation sociale.
Domination, conformisme généralisé et barbarisation
Le système capitaliste, patriarcal et étatiste impose aux gens d’en bas une situation de déni, de souffrance et d’insécurité sociale. La classe moyenne, base traditionnelle du libéralisme, subit elle aussi cette barbarisation des rapports sociaux.
Entre la politique effectivement menée par le libéralisme et les aspirations de la population, il existe une situation de tension permanente. Elle peut provoquer des déchirements importants. Pour juguler ces tensions sur les questions sociales qui soulèvent des intérêts immédiats et concrets, le libéralisme doit produire des dérivatifs puissants. Cela le pousse à radicaliser ses opérations xénophobes et racistes. Il doit aussi renforcer sa proposition politique générale : État autoritaire, répression et contrôle généralisés, liquidation des conquêtes et des protections sociales, saccage des politiques et des mécanismes de redistribution, démantèlement du service public.
La politique générale du libéralisme est inséparable d’une exigence de soumission et de conformisme généralisé : télévision, sécurité, civilité, flexibilité, mobilité, tout ça sont des ingrédients majeurs de leur politique.
La lutte pour l’égalité sociale
Le libéralisme doit être combattu en mettant au premier plan les intérêts et les besoins des populations, c'est-à-dire de tous les dominés, avec une exigence d’égalité sociale. L’égalité sociale appelle une lutte de longue durée qui vise une transformation radicale de la société mais aussi avec des objectifs précis, des revendications spécifiques et des luttes partielles.
L’égalité sociale, c’est l’égalité entre toutes les personnes, leur égale participation à l’institution de la société, au partage du pouvoir et à l’appropriation sociale des produits et des richesses. Seule une telle exigence peut permettre aux populations et aux groupes sociaux dominés de se reconnaître dans un projet commun, de combattre ensemble, de s’émanciper des classes dominantes.
La pleine réalisation de l’égalité sociale exige un projet socialiste, démocratique, autogestionnaire et libertaire. Un tel projet se concrétise dans une politique de libération, de généralisation de l’action directe populaire, d’extension et d’approfondissement de l’auto-organisation. C’est un projet de travail politique capable d’accumuler efficacement des avancées sur tous les terrains. L’égalité sociale, c’est le moteur et la tension qui font avancer nos luttes et qui libèrent et qui civilisent la société.
Construire la résistance populaire
L’essentiel de la politique de libération se situe en dehors de l’activité politique institutionnelle. L’important, c’est la construction systématique d’une résistance généralisée qui permette à tous les groupes sociaux dominés de trouver une communauté d'action, de vie, d'existence, de culture..., d’arracher davantage de liberté et d’égalité et de forger ensemble un projet d’émancipation commun.
Une telle démarche implique que la résistance rompe avec toutes les politiques de gestion du système, y compris avec les politiques social-libérales.
La résistance implique la lutte pour changer le sort des majorités sociales qui, à un titre ou à un autre, depuis une position ou l’autre (genre, origine, appartenance ethnique, appartenance de classe, âge, etc.), sont dominées, exploitées, aliénées, niées dans leur identité et leurs droits. Le libéralisme impose une domination fondamentale à laquelle il faut répondre fondamentalement.
Le libéralisme aime les immigrés
Cela peut sembler paradoxal, mais le libéralisme aime les immigrés. Pas seulement parce que les patrons exploitent les immigrés avec ou sans papiers, quel que soit leur statut, leur nationalité, leur origine ou la pigmentation de leur peau, mais aussi, et plus généralement, parce que l’opposition mise en scène par le libéralisme entre immigration et communauté nationale sert à conforter une identité illusoire et des solidarités imaginaires entre «nationaux». Le libéralisme propose une lecture du monde, des catégories pour décoder et interpréter la réalité sociale.
Le libéralisme crée de puissants dérivatifs politiques, culturels et symboliques pour masquer au peuple sa condition sociale réelle. La question sociale est expliquée et traitée par le biais de l’abus et de la concurrence entre l’étranger et le national.
Boucs émissaires
Le libéralisme vend le projet du retour à une société traditionnelle qui «offrirait» à chacun la sécurité pour peu qu’il respecte l’ordre social, la hiérarchie et accepte son statut. Mais la soumission à l’ordre social et au pouvoir qu’il demande est contrebalancée par une série d'avantages mineurs offerts à des catégories intermédiaires qui servent à encadrer les populations.
L’immigration est représentée en figures menaçantes ou criminelles. La dernière en date étant l’immigré naturalisé.
En fait, le libéralisme, pour se maintenir, doit ruiner toute possibilité d’organisation et de défense collectives. C'est pourquoi, notamment, il veut ramener les pauvres et les précaires à une misérable assistance aux démunis, obligés de courber la tête et de faire allégeance pour mériter la charité publique. Par cette méthode exemplaire, il mène la guerre sociale contre les salariés dans leur ensemble, contre tous les dominés.
Le libéralisme masque l’insécurité sociale généralisée, la fragilisation de la vie des gens, le mouvement de précarisation de l’ensemble des salariés (y compris de ses couches les mieux qualifiées, les mieux payées et socialement les mieux intégrées) par la proclamation d’une insécurité relevant de l’action pénale et policière. Cette insécurité prend chaque jour plus clairement des connotations d’une criminalité ethnique, raciale et sociale. Immigrés, pauvres, précaires, prolétaires… Pour le libéralisme, voilà la source de l'insécurité, voilà d'où vient le danger, voilà la cause de la dégradation des conditions de vie, voilà l'ennemi à combattre.
Le libéralisme contre la liberté
Le libéralisme veut briser les espaces démocratiques conquis par les populations. Toutes les libertés qui ont facilité la construction d’organisations, de communautés et de cultures populaires doivent être saccagées. L’état d’exception imposé à des fractions entières de l’immigration préfigure le conformisme généralisé et la répression rampante pour tous.
Mise au pas, mise au silence, politiques d’exception, impossibilité de construire des organisations de défense populaires, tel est le vrai programme du libéralisme. Même si cette mise au pas avance masquée, sous les oripeaux d’une dénonciation hargneuse des abuseurs, des étrangers, des dominés.
Les bourgeois aiment le libéralisme
La bourgeoisie a besoin d'immigrés, de pauvres, de précaires, de prolétaires qui soient aussi précaires et privés de droits que possible. Le libéralisme les lui procure. Les libéraux font de l’insécurité un thème-clé de l’espace public. Du coup, tout est de la faute des immigrés, de pauvres, de précaires, de prolétaires . Les classes dominantes qui détiennent le pouvoir et exploitent les populations n’ont plus aucune responsabilité dans la dégradation des conditions de vie de l'immense majorité de la population.
Le libéralisme n’est pas simplement le fait d'un parti. Le parti libéral ou tout parti apparenté (en Belgique : M.R., VLD) ne se présentent pas non plus sous la forme d'une formation classique de type fasciste ou nazie. Et pourtant, ils sont à la fois, un parti d’attaque et un parti de refondation sociale. Une base populaire est un atout essentiel pour ces partis bourgeois dans leur stratégie et leur projet; d'où, la véritable cour que font les libéraux aux « bons travailleurs », aux « travailleurs responsables », à ceux qui ne font jamais grève, aux non-syndiqués....
Le libéralisme lutte pour un projet de capitalisme total. Il implique la soumission politique, sociale, culturelle et idéologique à un ordre qui postule qu’on ne peut pas combattre les classes dominantes mais aussi que leur domination est légitime, qu'elle est juste et seule apte à protéger le pays, la société, les personnes; qu'elle est aussi la seule capable d'assurer le développement économique, la prospérité, la sécurité...
Le libéralisme, en tant que conception de la vie sociale, en tant que fondement politique, mène dans les faits une politique favorable à la globalisation capitaliste, qui n'est rien d'autre que le libéralisme appliqué à l'échelle de l'espèce humaine.
Le libéralisme contre les droits des immigrés
Le libéralisme n’a aucune intention d’expulser massivement des immigrés. Sa politique procède par une action répressive sélective, «exemplaire», ponctuelle; d'où, son refus systématique d'une réglementation objective, de critères généraux pour l'obtention du droit d'asile et la volonté de maintenir une distinction entre réfugiés politiques et les autres. La politique libérale à l'égard des immigrés sert à mettre les immigrés sous une perpétuelle menace d'expulsion, à les fragiliser, à mettre des obstacles dans la voie de leur organisation et de leur entrée en lutte. Le libéralisme n’est pas contre les immigrés mais contre les droits des immigrés. Son problème, c’est de cultiver la fragilité et la précarité de l’immigration pour pouvoir mettre au service du capital une certaine force de travail taillable et corvéable à merci. Et cette action convient à merveille au patronat.
Dans son discours et ses accusations, le libéralisme passe insensiblement des immigrés aux «abuseurs», des abuseurs aux délinquants (les sans-papiers sont définis par la droite comme des délinquants économiques). Le libéralisme invente des populations criminogènes, une délinquance socio-ethnique, agitant les peurs et les angoisses des gens. Tout cela sert d’écran et de dérivatif. Les immigrés sont présentés comme producteurs d’insécurité, en concurrence avec les membres de la communauté nationale. En fait, le libéralisme construit une société répressive faite de sanctions, à tous propos – cela va de la dénonciation des enfants difficiles, actifs, pré-délinquants, du parcage du véhicule, à la poursuite des incivilités... Bref, une société castratrice.
C’est une politique d’État traditionnelle. Elle ouvre la voie à l’extension de politiques d’exception visant des catégories et des groupes sociaux entiers – par exemple, et dans un premier temps, les chômeurs, les minimexés, les sans-papiers, les sans domicile fixe, les gens du voyage, les précarisés en général. Leurs droits fondamentaux sont limités. Parfois, ils n’ont même plus de droits.
Dans les faits, la bourgeoisie, toute la bourgeoisie et pas seulement le courant libéral, mène cette guerre sociale. Cette lutte exacerbée et radicale des dominants contre les dominés (dont on peut dire avec certitude qu'elle dure depuis des siècles) ne vise pas seulement les plus pauvres, les plus précaires, les plus fragiles. Elle constitue une politique de précarisation et d’asservissement de tous les salariés, de toute la population. C'est très typiquement une politique de colonisation des populations au profit d'une classe mondiale.
Coexistence pacifique avec le libéralisme ?
Le projet du libéralisme est celui de toutes les classes dominantes. Certes, il y peut y avoir entre les diverses forces politiques de la bourgeoisie des nuances, des différences tactiques, des objectifs plus ou moins nuancés. Mais l’essentiel est que toute la droite économique, culturelle et politique est alignée sur le libéralisme pour mener la guerre sociale. Toutes les forces bourgeoises tirent parti de l’action du libéralisme pour faire avancer les intérêts généraux des classes dominantes, pour accroître l’exploitation.
La gauche de gouvernement et de paix sociale est directement associée à la politique menée contre les populations. Elle gouverne, elle tire aussi parti du système, elle met en œuvre les politiques dites néo-libérales ou ultra-libérales. Le social-libéralisme a abandonné les populations à leur sort et agit pour empêcher l’émergence de résistances et d'organisations de défense, de protection, de revendication et de combat.
Non, décidément non, la coexistence pacifique avec le libéralisme n'est pas possible; elle n'est pas souhaitable non plus.
De la gauche classique, politique ou syndicale, seule une petite partie tente de résister à la bourgeoisie. Le réformisme traditionnel est isolé et affaibli. La gauche qui se veut radicale, de résistance, voire révolutionnaire, doit cesser de privilégier le terrain institutionnel – en clair, ne pas collaborer avec le système et mettre ses forces dans la lutte sociale, dans la construction d’organisations pouvant appuyer les démarches de libération et d’émancipation sur tous les terrains, sur tous les objectifs, pour toutes les revendications de l’égalité sociale.
Oser lutter !
La lutte contre le racisme et la xénophobie, contre le soft-apartheid d’État, contre le déni des droits fondamentaux des populations est inséparable de la résistance à une bourgeoisie en guerre sociale. Les classes dominantes mènent une évidente politique de stigmatisation et de division des dominés. Cette politique vise à l’asservissement généralisé.
La lutte sociale contre l'asservissement et la lutte pour l’égalité sociale sont par excellence le terrain sur lequel se construit la communauté des dominés et des exploités. L’affirmation d’une alternative contre le capitalisme et le pouvoir des classes dominantes est une nécessité absolument indispensable et tout aussi absolument incontournable pour donner du sens aux luttes et aller de l'avant.
Cette alternative face au capitalisme, la résistance au libéralisme et au pouvoir ne peut se concevoir qu'au travers d'un combat pour la justice et la liberté, pour le socialisme et la liberté.
Ora e sempre : Resistenza !
Maintenant et toujours : Résistance !