Les images ont ceci de fascinant qu'elles évoquent des sensations poétiques.
Ce qui est saisi là est un moment au plein coeur d'un voyage.
Qui est le voyageur, qui est là à regarder les rails qui viennent tout glissants du bout de la vallée ? A moins que ce ne soit une voyageuse ?
Les parallèles se rejoignent - ainsi qu'on le voit - là-bas, tout au bout. Les lignes sont fuyantes comme si elles voulaient échapper à l'oeil, toutes dans le même sens, toutes comme si elles
étaient poursuivies par cet insatiable satyre : l'oeil.
A voir l'image aussi, on ressent la glissade rapide du convoi, on se croit dans le fauteuil en route pour on ne sait où à rencontrer en urgence on ne sait qui.