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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 21:23

RÉFÉRENDUM DE BOLOGNE (suite et fin provisoire)

 

Non aux subventions pour les écoles privées (catholiques)

 

 

Neptune-Jean-de-BOLOGNE.jpeg

 

 

 

Référendum : scrutin achevé, le front qui demande l'abolition du subventionnement par la Commune des écoles maternelles privées frôle les 60 pour cent. La participation atteint 28,7% des votants potentiels.

 

 

 

La question posée par le référendum divisait la société et la politique bolognaises.

En gros, il y a le camp laïque, qui soutient l'enseignement public (A) et le camp confessionnel (en fait, essentiellement catholique) qui soutient l'école privée.

En faveur de l'abolition(A) des subventions aux écoles privées (catholiques), se sont rangés Sel (qui est dans la majorité communale avec le Pd) et le Mouvement 5 Étoiles.

Contre l'abolition (B) et donc pour le maintien du subventionnement aux écoles privées (catholiques), le Pd (à commencer par le maire Virginio Merola), le Pdl, la Ligue, Choix Civique et la Curie.

Lors de la bataille, on a vu dans l'arène beaucoup de personnalités importantes de la politique et de la culture nationale : premiers entre tous, Stefano Rodotà (pour l'abolition du financement public des écoles privées) et le cardinal Bagnasco (défendant – plaidoyer « pro domo » – le subventionnement des écoles catholiques).

 

Une fois les urnes fermées et le dépouillement achevé, la nuit bolognaise fut à deux visages : fête chez les vainqueurs – amertume chez les vaincus.

Le Comité Article 33 (A), qui avait imposé le référendum pour l'abolition du subventionnement public des écoles maternelles paritaires (catholiques), empoche une victoire plutôt nette : 59% contre 41 %.

La participation, du reste, est incontestablement importante, pour un référendum purement consultatif, sans obligation de vote et sans quorum : 85.934 citoyens y ont participé.

 

Quant au résultat du vote, il est assez clair : près de 60 % en faveur de (A) la suppression des subventions publiques (communales) aux écoles privées (catholiques).

Ce qui émerge des urnes est « un résultat dont l'administration devra tenir compte », note le Comité Article 33. « L'école publique – ajoute-t-il – a gagné le référendum malgré le fait qu'une large entente de forces politiques et économiques ait soutenu l'option B (maintien des subventions communales aux écoles catholiques – on parle tout de même de plus d'un million d'Euros par an) de tout son poids. Un résultat qui envoie au pays le message : l'école de tous, laïque et gratuite, est un bien commun et doit rester un droit comme prévu par notre Constitution ».

 

Longues figures, par contre, dans le camp « B » où l'espoir était de vaincre dans les urnes. Aucun des principaux protagonistes, en effet, n'avait fait campagne pour l'abstention. Au contraire même, le maire Virginio Merola (P.D.) s'était démené dans une longue série de rencontres avec la population pour l'inviter à participer au vote et à rejeter la question référendaire. Néanmoins, la défaite consommée, il n'a pas manqué de tenter de minimiser la portée du résultat.

 

« Dorénavant quelque chose changera sur le plan de la défense de la Constitution et sur le plan de la défense de l'école publique. 85 mille personnes ont voté. C'est une ville, ce n'est pas un nombre exigu considérant l'éventail de partis mobilisés contre ». Pour le collectif d'écrivains Wu Ming « C'est un beau succès en considérant que nous avions contre nous peut-être la plus large alliance de forces qu'on ait jamais connu, qui a fait campagne non pour l'abstention, mais pour aller voter B. En s'en tenant aux règles, maintenant la Commune a trois mois pour décider. Les référendaires devront presser la Commune. Le référendum a été fait pour rouvrir une partie, qui aujourd'hui n'est pas finie mais qui commence ».

 

« Dans les référendums finalement comptent les nombres et les citoyens qui souffrent de la crise et sont déterminés à arrêter le pillage des ressources publiques sont de loin plus nombreux que les pouvoirs économiques et politiques qui ont donné de la vie au grand « arrangement », commente l'Union des syndicats de base.

 

« Je n'oublierai pas que le maire avait dit que de ce référendum repartirait le Pd, tant il était convaincu de l'emporter. Au lieu de cela, les choses se sont déroulées différemment et maintenant si Virginio Merola et le Parti démocratique décident d'ignorer le résultat du scrutin d'hier et de passer outre, ils finiront par se cogner ou par tomber dans un précipice », prévient Massimo Bugani (M5S).

 

« Maintenant abolition des subventionnements ». « Dorénavant, notre objectif est d'exiger le respect du résultat du référendum, c'est-à-dire l'abolition des subventions aux écoles paritaires privées », a réaffirmé Maurizio Cecconi (Comité Article 33) dans la conférence de presse post-scrutin.

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Marco Valdo M.I. - dans Asino
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