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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 16:35

Salut à toi, Marco Valdo M.I., en ce dimanche paisible d'un clair été, lance l'âne qui courait l'amble au bord du fossé. Quelles nouvelles ?

Oh, Lucien, te voilà-toi, tout fringant. C'est le soleil qui te fait cet effet-là ?


Oui, comme tu le vois, dit l'âne en se présentant de profil et en esquissant un petit pas de danse. Le soleil me met en joie. Note bien que la pluie ne me dérange pas; c'est juste quand je veux entrer chez les gens qu'il y a des problèmes. Ils n'aiment pas mes sabots pleins de boue, mais que veux-tu que j'y fasse; je ne suis qu'un âne moi, je n'ai pas de mains pour me frotter les pieds.


Ben rien, tiens, Lucien, mon bon âne noir. Tu pourrais sécher tes sabots sur le paillasson.


Pour ça, faudrait d'abord qu'il y ait un paillasson et surtout qu'il soit assez grand. Je rappelle que nous avons quatre pieds, nous les ânes. C'est plus compliqué qu'il n'y paraît, surtout quand le paillasson (s'il y en a un) est petit. Pour les pieds avant, c'est-à-dire ce qui correspond à vos mains d'humains, c'est encore assez facile. Mais derrière, c'est plus compliqué... Enfin, j'arrête là. Mais dis-moi, quelles nouvelles ?


Quelle nouvelle ? Bonne question. Aujourd'hui, ce sera « La Terre vierge », c'est une nouvelle d'Ugo Dessy. Elle est très belle. C'est une bonne nouvelle.


Ah !, dit Lucien en faisant un grand sourire d'âne, une nouvelle... Quelle bonne nouvelle ! Et qu'est-ce qu'elle raconte cette nouvelle ?


Eh bien, voilà. Elle raconte une histoire terrible; terrible, car elle est vraiment terrible; terrible, car elle est vraie; terrible, car elle raconte quelque chose de terrible qui s'est passé vraiment.


Arrête, Marco Valdo M.I., tu me soûles. J'ai compris c'est une histoire terrible. Mais encore...


C'est une histoire de campagne, une histoire de paysans. Une histoire qui pourrait être celle de millions de paysans dans le monde, une histoire de paysans et de terre. Or, tu le sais pour le paysan, la terre, c'est la vie et il n'y a rien de pire pour les paysans que des terres qu'on laisse à l'abandon quand eux, pour vivre, en ont besoin.


Oh, Oh, dit l'âne, ça je le comprends très bien. Tu sais, nous les ânes, les histoires de terre et de paysans, on sait ce que c'est. Alors, dis-moi, je commence à me passionner...


En gros, ce sont des paysans sans terre, qui vivent une misère effroyable et qui vont récupérer une terre laissée à l'abandon dans le village. Une bonne terre à cultiver et pas petite... Il y en a trente hectares.


Oui, dit l'âne intrigué, mais cette terre, elle appartient bien à quelqu'un. Elle a bien un propriétaire... Et puis, elle est dans un pays et il y a des lois... Comment ça se passe tout ça ?


Mon bon Lucien aux pieds poudreux, je vais répondre à tes questions. Alors, voilà. Commençons par le pays. Tu sais que la nouvelle est d'Ugo Dessy et tu sais déjà, car je t'en ai déjà parlé de cet écrivain, qu'il est sarde et il est donc fort vraisemblable que l'affaire se passe en Sardaigne et c'est le cas et même, en plein cœur de la Sardaigne. Qu'on est en Italie et dans les années autour de 1950. Quant au propriétaire, on ne dit pas qui c'est... Mais crois-moi, il a des relations. En fait, cette histoire se passe au moment de la réforme agraire qui était une décision de l'État , une loi votée et tout et tout qui permettait la reprise des terres abandonnées par ceux qui la cultiveraient. C'est d'ailleurs un peu la même histoire que celle de Salvatore Carnevale, mais lui, c'était en Sicile. Donc, c'est une histoire où des paysans sans terre veulent collectivement appliquer la loi de la République italienne.


C'est en effet une histoire terrible...


Mon bon Lucien, elle est terrible, mais pas ce sens-là. Tu vas voir. J'ai encore des choses à dire, mais je te laisse découvrir l'histoire et puis, on continue notre conversation.

 

 


 

La terre vierge


Nouvelle d'Ugo Dessy

Traduction française de Marco Valdo M.I.




Ils se sont réunis dans la maison de Gaetano, tard le soir, après le dîner.

Ils ont fermé les volets de manière circonspecte, avant de s'asseoir autour de la table de la cuisine.

Ils parlent à voix basse – il est nécessaire de dire les choses importantes en cachette? Ils font des efforts pour articuler les mots, après tant de campagne solitaire, où la complainte d'un chant est stupeur et réconfort – après tant de pensée inexprimée, rythmée par le mouvement de la houe, avec un bruit sourd. Ils font des efforts pour parler : chaque mot est accompagné d'un mouvement habituel de leurs bras, d'une récolte imaginaire d'épis ou de mottes brisées.

Certains sont assis sur les sièges. D'autres sont accroupis sur le pavement avec leurs épaules appuyées à la paroi encore chaude de la cheminée.

Il y a là Pistolini, le président de la coopérative. La conscience de sa responsabilité mitige et contrôle ses emportements juvéniles et ses fougues personnelles.

A son côté est assis zio Antoni, l'anarchiste, qui a des yeux trop noirs et trop vifs dans la blancheur de ses septante ans. Ils pointent sur lui leurs regards interrogatifs, après chaque phrase dite ou entendue, pour avoir un avis définitif.

Il y a là Franciscu, maigre et triste comme un carême, recroquevillé dans un coin, avec son menton sur les genoux qui pointent secs et sombres au travers de ses pantalons déchirés… Chaque dimanche, il va à l'église pour se faire prêter des livres par le prêtre, pour raconter ensuite à ses camarades, sur la place ou au bistrot, comment Jésus aussi était avec les pauvres et quelle fut la faute des riches, si les Romains et les Juifs le mirent en croix… A cause de son parler d'évangile, à cause de sa longue figure maigre, ils l'appellent Gesù Cristu Aresti, cet homme-journalier que n'importe quel homme-patron peut emmener comme et quand il veut dans son propre champ. Cet homme ne possède rien, pas même une famille… Le soir, en rentrant avec sa houe et sa besace à l'épaule, il distribue les mûres, les figues, les cardes, les escargots aux enfants de la rue, avec lesquels il s'arrête pour jouer.

Et il y a là Cruccueu, petit et vif, mobile comme un passereau, avec son moignon – une main et un demi-bras perdus quand il était gamin : un hurlement dans le fracas d'une veille batteuse – qu'il agitait rapidement, en l'accompagnant de son parler strident.

Ils sont tellement, ce soir, à une heure tardive? Ils tiennent avec peine, dans la cuisine de la maison de Gaetano, la dernière du pays.

Ils ont entendu dire que les journaliers1 ont bougé à Sanluri, dans la Zeppara, dans le Silmis, à Serramanna … Ils ont entendu dire que le gouvernement a dit qu'il fallait qu'on laisse travailler par les journaliers les terres qui ne sont pas cultivées par leurs propriétaires. On voit les patrons des marais une fois par an, quand ils viennent recueillir leurs loyers des bergers. Ils laissent en pâture, ces terres vierges, ces terres qu'eux, les journaliers, ont toujours rêvées remplies de moissons prodigieuses.

Ils ont aussi entendu dire que les patrons sont plus forts que le gouvernement; qu'ils envoient les carabiniers avec leurs fusils pour chasser les journaliers : pour cela, il est nécessaire de faire tout en silence et rapidement; pour cela, on doit en même temps défricher et semer; après, personne, même par la "Forza"2, ne pourra plus arrêter et toucher le fruit qui germe.

Ils décidèrent de partir à l'aube, avec tous les outils et les bras à leur disposition : houes et charrues, femmes et enfants.

Ils ont décidé et pourtant, ils sont encore là, comme en attente de quelque chose qui les rassure, un signe que le ciel n'a pas donné, un mouvement qui ne vient pas encore de leur conscience incertaine. Au comble de l'angoisse, les regardent vers zio Antoni. Alors, le vieux se lève, ému, en étendant ses mains ouvertes sur tous : "Allez en paix !", murmure-t-il.

Gesù Crist Aresti s'agenouille en se signant; il penche la tête jusqu'à baiser la terre.


Ils sont partis à l'aube. Presque cinq cents, entre petits et grands…

Ils n'ont pas dormi. Personne n'a dormi.

Ils sont restés à boire en compagnie, devant les braises des cheminées, comme à la veillée d'une grande fête. Ainsi ils sont tous arrivés au lieu de réunion au moment convenu.

Le piétinement des grosses chaussures et le tintinnabulement des houes sur les cailloux de la place s'entendent jusqu'aux bas quartiers, ils rendent plus lestes les pas des arrivants.

Ils ont voulu que zio Antoni fasse un discours pour expliquer à tous ce qu'il faut faire.

Ils disent que zio Antoni a parcouru le monde et connaît tous les métiers qu'un homme peut faire avec ses mains. La meilleure partie de sa vie, ils disent qu'il l'a passée enfermé dans les prisons; justement lui qui rêve de cours et de champs sans clôtures.

Zio Antoni parle aux gens comme un père à ses enfants. Il parle de "chère anarchie", comme il l'appelle, en prononçant avec douceur. Il raconte la vie des pauvres des pays lointains; des pauvres gens qui sont toujours les mêmes, même s'ils parlent des langues différentes, même s'ils ont la peau de couleur différente. Il parle des pauvres, des femmes et des enfants des pauvres. Il parle de la faim, de l'esclavage, de l'injustice. Mais il ne dit pas FAIM ESCLAVAGE INJUSTICE. Lui qui en a souffert et qui les connaît, il sait aussi que les mots sont difficiles à comprendre, beaucoup plus que les choses. Et c'est des choses qu'il parle. Des choses des hommes. Des choses que les hommes font et qu'ils ne font pas, ce qu'ils doivent et qu'ils ne doivent pas faire.

Quand zio Antonio termine son discours, ils n'applaudissent pas, ils ne font pas de commentaires : le vieux a dit ce que chacun ressentait au-dedans de soi.


Ils sont partis à l'aube.

Les hommes devant, avec leur houe et leur pelle à l'épaule.

Les jeunes juste derrière, avec les pancartes et les drapeaux.

Enfin, les femmes et les enfants.

Les garçons, eux aussi, avec leur visage renfrogné pour paraître décidés, avec leurs outils plus grands qu'eux. Et Timoteo, le plus petit, tenu par la main par le maître d'école, qui a choisi la même route qu'eux.

Les femmes marchent à pas long, avec leurs pieds nus qui battent solidement la terre. Elles parlent entre elles excitées, sans se regarder en face, sans même se comprendre : elles lancent des imprécations et hurlent aussi, pour vaincre la peur, pour terrifier l'ennemi inconnu. Leur peur est profonde et angoissée. Leur courage est grand et désespéré. Elles brandissent dans leur poing des fourches et des perches. Chacune a un ou plusieurs de ses petits accrochés à ses jupes. Les enfants sont leur bouclier et leur conscience… Qui osera offenser, frapper une mère si elle a ses enfants auprès d'elle ?

Ils sont arrivés au marais en moins d'une demi-heure. Houes et bêches donnent rapidement, presque avec rage les premiers coups en arrachant les herbes sauvages.

Entretemps, par d'autres voies, sont arrivés les chevaux, les bœufs, les charrues. Les premiers sillons obscurs ouvrent déjà la terre, qui n'avait jamais senti dans ses viscères la semence jaillie de la main de l'homme. Une terre vierge, inutile depuis tant de temps, avec tant d'hommes à en rêver jour et nuit, à attendre depuis tant de temps, avec l'obsession d'entrer en elle.

Les marais, une vallée de trente hectares, résonnent de voix fébriles, de chants, de vivats. Presque par un prodige, en quelques instants, disparurent les cannes, les arbustes, les graminées, les pierres. Apparut une surface brune que le soleil, émergeant à l'horizon, teinte de reflets rose bleu. Entrent alors les semeurs avec, en bandoulière, leur besace remplie de grains; derrière, les jeunes filles enterrent avec leurs mains les semis tombés à côté du sillon.

Les femmes se sont assises aux limites du champ, à côté des pancartes et des drapeaux rouges fichés en terre; elles tirent de leurs poches profondes le pain pour les enfants qui ont toujours faim en raison de leur croissance et elles sortent de leurs blouses les mamelles gonflées pour faire taire les pleurs geignards des plus petits.



Mais ils ne tardent pas beaucoup à arriver. Sur trois camions, ils sont arrivés.

Ils sautent des côtés ouverts avec fracas, légers comme des acrobates de cirque.

Ils s'alignent au centre du marais, en écrasant les sillons à peine tracés.

Ils attendent immobiles, rigides, avec leurs armes pointées.

Les femmes, les premières, leur ont donné la bienvenue, hargneusement : "Délinquants !"

"Silence !" a crié Pistilloni en accourant.

"Silence ! " a-t-il crié en agitant les mains en l'air.

"Silence !" a-t-il répété en se tournant vers les quatre coins du marais.

"Silence ! Personne ne bouge ! Pas de peur !" a-t-il crié plus fort, pour tous.

L'officier qui commande les carabiniers s'est avancé : "Cette terre n'est pas à vous !" dit-il. " Vous n'avez aucun droit de l'occuper. Pour cela, allez-vous-en ou je vous arrête tous autant que vous êtes !" Il dit les mots tranquillement, sûr de lui, comme le patron, comme don Bastiano quand il ordonne un travail aux journaliers alignés dans sa cour avec leur béret à la main.

Gesù Critu Aresti se porte en avant d'un pas, un peu timide : "C'est la nouvelle loi … la nouvelle loi dit que la terre appartient à celui qui la travaille…" Pendant qu'il parle, il montre avec ses mains les gens, "Nous sommes en train de travailler, donc elle est nôtre."

L'officier met ses mains sur ses flancs et écarte ses jambes : "La politique ne m'intéresse pas !" Il tord la bouche avec mépris. "Je vous donne cinq minutes pour dégager !" Il regarde la montre à son poignet : "Cinq minutes. Compris ? Marche !"

Les femmes se sont levées comme des furies, en grondant avec leurs dents découvertes : "Nous en aller, nous ?! C'est notre pain !" Elles ramassent des poignées de terre en la montrant sur leur main tendue ouverte. "Toi va-t-en ! Toi … qui tu es, toi ?"

L'officier a pâli. Il semble apeuré ! Il a fait signe aux soldats d'avancer. Mais avant même qu'un seul ait bougé le pied les femmes se sont lancées, rompant leur file bien ordonnée par le choc de leurs mains tendues, fermés, dures.

L'officier est resté isolé, avec les journaliers gesticulant tout autour de lui qui hurlent pour lui expliquer leurs raisons.

C'est à ce moment qu'intervient zio Antoni. Il s'est avancé péniblement entre les houes et les sillons pour se porter au centre de la mêlée. Il a éloigné d'un geste brusque sa nièce qui voulait le soutenir.

"Sommes-nous venus ici pour travailler ou pour faire des guerres, nous ?" demande-t-il à voix haute et irritée, en tournant autour de lui un regard courroucé. "Sommes-nous comme les chiens, que nous nous mordons les uns les autres, nous ? Femmes, retournez donner le pain et le lait à vos enfants. Et vous, retournez travailler cette terre, qui a déjà trop longtemps attendu. Et vous, gens qui avez à la place d'un cœur, un uniforme et un grade, retournez-vous en chez vous, retournez-vous en en paix !"

Ils sont redevenus des hommes et des femmes.

Pendant un long moment, l'officier reste médusé devant le vieux au bâton fiché dans la terre; puis, il retourne à ses hommes, en s'agitant comme un dément.




Ils se sont échappés en hurlant, en trébuchant, en tombant, en se traînant, en pleurant, en jurant.

Dans le marais sont restés devant les mitraillettes seulement les morts, les blessés et les drapeaux rouges, comme sur un champ de bataille.

Zia Clara est tombée. Zio Antoni est tombé. Gésù Cristu Aresti est tombé. Giorgio est tombé, qui a seulement treize ans.

Ils se sont arrêtés aux premières maisons du village. Ils ne parlent pas, en se regardant à peine l'un l'autre, atterrés et humiliés. Ils ne caressent même plus le pleur des petits accrochés à leurs genoux.

Ils se sont arrêtés. Ils pensent tous la même chose. Ils se la disent l'un l'autre d'un clin d'œil.

Ils se sont arrêtés. Non, on ne laisse pas les morts par terre; ce ne sont pas des bêtes… Ni les blessés, seuls, à pleurer, seuls, à pleurer de rage et de douleur. Ni même les drapeaux ne se laissent à terre, si même ce ne sont que des lambeaux rouges…

Ils retournent. Tous, ils retournent. Immédiatement, ils retournent.

Ils ont pensé tous la même chose. Une chose qui a fait vaincre la peur des mitraillettes qui mordent les chairs de leurs dents féroces. Une chose qui permet à des yeux humains de ne voir, sur cette terre, rien si ce n'est leurs camarades morts.

 

 



Alors, Lucien, toi qui vois les choses comme un âne, que penses-tu de cette histoire ?


Et bien, elle est vraiment terrible. Tu avais raison. Et l'humanité est bien malade, dans sa tête. Je suis stupéfait , je suis indigné , je suis écœuré, je suis en colère et c'est peu dire.

Je n'aurais jamais imaginé ça en Italie. Si c'était moi, je leur jetterais un coup de pied à ces carabiniers et je ne te dis pas où, ça te ferait rougir. Pour commencer...


Je comprends ton indignation, Lucien. Je ressens la même chose et je suis tout aussi furieux du sort que les riches et leurs sbires, leurs mercenaires, leurs milices, bref, tous ces gens à leur solde font subir aux paysans pauvres. Comme je te l'ai déjà dit, c'est arrivé un peu partout en Italie. Mais c'est vrai aussi partout dans le monde. Par exemple, en Amérique Latine, encore aujourd'hui... Tu comprends qu'il y a des révoltes, des révolutions...


Oui, dit l'âne...


Et puis, as-tu remarqué comment cet officier se soucie de la « légalité démocratique », as-tu vu comment il comprend le monde, avec quel sens du réalisme politique, il interprète la loi et les choses. Comment il conçoit son rôle de serviteur public... En fait, comme on ne connaît pas la suite de cette histoire particulière, on ne sait pas comment les autorités ont réagi, si ce militaire a été sanctionné (un pareil carnage devrait lui valoir une sanction exemplaire : fusillé ?) ou s'il a poursuivi une carrière exemplaire, encouragé et récompensé pour ses bons et loyaux services.



 

1 Journaliers : en italien braccianti; ouvriers agricoles à la journée; en Amérique latine, paysans sans terre. Ce sont les jacques, célèbres par leurs jacqueries.

2 "Forza" : Forza armata ; la force armée, l'Armée ou les Carabiniers.

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